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FAQ


Le photovoltaïque est une technologie à la fois simple et robuste mais qui s’insère dans un contexte technico-économique et juridique complexe.

Système de production d’énergie électrique sur bâtiment ou au sol, le photovoltaïque se trouve ainsi mêlé aux questions économiques et techniques de vente d’électricité, de raccordement au réseau électrique, aux règles d’urbanisme (fonctionnalités de bâtiment (couverture, étanchéité, etc.) ou usage des sols), etc. Filière d’envergure, elle s’inscrit pleinement dans le contexte actuel de mondialisation avec une production industrielle des panneaux et se trouve en concurrence ou en complémentarité avec les autres filières de production d’énergie, dans la perspective d’être incontournable dans le mix énergétique.

Cette page propose de démêler les questionnements diverses et variés sur le sujet et de vous orienter vers nos articles dédiés pour plus d’informations ou vers d’autres sources d’information.

Du point de vue énergétique

Quelle est la quantité d’énergie produite par un système photovoltaïque ?

Du point de vue de la ressource (rendement)

Le rapport entre la lumière reçue du soleil et la quantité d’électricité générée correspond au rendement du système. Il est de l’ordre de 15 % et dépend du rendement des panneaux et de l’onduleur Onduleur Transforme le courant continu produit par un champ photovoltaïque en courant alternatif identique à celui du réseau de distribution. , ainsi que du bon dimensionnement du système.

Pour plus d’information, se référer à la rubrique sur les systèmes photovoltaïques.

On compare ce rendement à celui des centrales thermiques comme les centrales nucléaires, qui est de l’ordre de 33 %. Or, ce chiffre correspond uniquement à la conversion entre chaleur et électricité. Il ne prend pas en compte les pertes liées à l’extraction de la ressource (uranium par exemple) ainsi que les pertes en ligne dans le transport de l’électricité (de l’ordre de 8 %)1. Si l’on compare au rendement avec des centrales thermiques à flamme comme celles au fioul ou au charbon, le rendement pris en compte ne remonte jamais à l’énergie solaire initiale qui a été nécessaire à la pousse des arbres fossilisés à l’époque du carbonifère. Dans le cas du photovoltaïque, aucune extraction de ressource n’est nécessaire puisque c’est le rayonnement solaire qui est la source d’énergie. De plus, les installations photovoltaïques ont vocation à être situées au plus proche de la consommation d’électricité, qui n’est donc pas transportée sur de nombreux kilomètres, limitant ainsi les pertes en ligne. Enfin, les travaux de recherche et développement permettent d’améliorer les rendements du système photovoltaïque.

Pour plus d’informations, se référer àla rubrique sur l’énergie solaire.

Du point de vue de la consommation d’un bâtiment

Un système photovoltaïque raccordé au réseau peut tout à fait produire autant que la consommation annuelle d’énergie électrique du bâtiment : tout dépend de la consommation annuelle du bâtiment et de la production annuelle du système photovoltaïque, donc de sa taille. A titre d’exemple, un foyer attentif à ses dépenses énergétiques (et sans chauffage électrique) consomme environ 3 000 kWh d’énergie électrique par an. Ces consommations peuvent, en moyenne sur l’année, être entièrement couvertes par un système photovoltaïque de seulement 30 m2. Donc sur un an, un particulier qui produit de l’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques produit autant d’énergie électrique qu’il en consomme.

Conclusion : un système photovoltaïque installé sur la toiture d’une habitation peut produire autant d’énergie que la consommation de ses habitants. De plus, cette énergie est produite au plus près des consommateurs et permet de réduire les pertes liées au transport de l’électricité.

Pour plus d’information sur la production d’un système photovoltaïque, se référer à la rubrique outils.

Est-ce que les panneaux photovoltaïques fonctionnent partout ?

Pour produire la même quantité d’énergie entre le sud du Portugal et le nord de l’Allemagne il faudra 2 fois plus de surface de panneaux photovoltaïques en Allemagne. On constate cependant que fin 2014, la puissance PV installée en Allemagne était de 38 GW contre 0,4 au Portugal(source : Global Market Outlook for Solar Power / 2015 – 2019, Solar Power Europe).

Productible en fonction de la localisation - PNG - 40.6 ko
Productible en fonction de la localisation
d’après PVGIS http://sunbird.jrc.it/pvgis/

Conclusion : une installation photovoltaïque de même taille produira plus d’énergie dans le sud que dans le nord, sur une année. Elle sera donc plus rentable d’un point de vue économique.

Pour plus d’information sur l’estimation du potentiel solaire, se référer à la rubrique outils.

Comment peut-on répondre aux besoins en consommation de la France avec des panneaux photovoltaïques ?

Chacun sait qu’il n’y a pas de soleil la nuit et qu’il y a des semaines sans vent à certaines périodes de l’année : c’est bien pour cela que personne n’imagine qu’une filière renouvelable puisse à elle seule satisfaire tous les besoins à tout instant.

Une étude allemande, « Kombikraftwerk », a modélisé le réseau électrique allemand uniquement alimenté par des sources d’énergies renouvelables. Cette étude montre que le foisonnement des productions et la variété des sources de production permet d’alimenter le réseau électrique allemand sans coupure quelle que soit la météo ou l’heure de la journée.

Conclusion : il ne faut pas penser au photovoltaïque comme LA technologie mais comme une technologie qui fait partie d’un mix électrique.

Pour plus d’information sur les scénarios prospectifs "100% renouvelables", se référer à l’article dédié.

Comment peut-on gérer l’intermittence de l’énergie photovoltaïque ?

L’énergie électrique générée par le photovoltaïque est intermittente mais elle est surtout variable et prévisible. Aujourd’hui, on peut prévoir avec une grande précision la production d’une installation photovoltaïque sur plusieurs heures de la même façon que l’on prévoit la météo. Les réseaux intelligents sont capables de gérer les variations non prévisibles des consommations et devront désormais composer avec celle des productions renouvelables. Le photovoltaïque a comme avantage pour le réseau d’avoir : une production proche des lieux de consommation, donc une réduction des besoins en lignes à Haute Tension en évitant la nécessité de déplacer de grandes quantités d’électricité ; une réponse à la problématique des pertes liées au transport de l’électricité sur le réseau électrique (10 % pouvant être perdus en période de forte consommation) ; une production en phase avec la consommation : hors trois mois d’hiver, la demande d’électricité la nuit est plus faible qu’en journée, là où le soleil brille le plus.

Si le réseau électrique n’est aujourd’hui pas adapté au photovoltaïque, ce n’est pas parce que cette filière n’est pas fiable mais parce que les choix techniques ont privilégié un mode de production centralisé et ont donné la priorité aux consommateurs (cf plan de tension).

Conclusion : le photovoltaïque est variable et prévisible et permet de baisser la demande en électricité grâce à une fourniture plus proche des points de consommation.

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Foisonnement de la production photovoltaïque
Source : Panorama de l’électricité renouvelable à fin juin 2016

La production solaire photovoltaïque se caractérise par un profil de production ayant la forme d’une cloche centrée sur le midi solaire. Si la production d’une installation considérée indépendamment peut subir de brusques variations, les variations constatée sur un poste, ou à l’échelle d’une région et, a fortiori, à l’échelle nationale, sont lissées par l’effet de foisonnement, comme l’illustre le graphique ci-dessus.

Combien de temps faut-il à un panneau photovoltaïque pour produire autant d’énergie qu’a nécessité sa fabrication ?

Pour qu’une énergie soit qualifiée de « renouvelable », elle se doit de produire beaucoup plus d’énergie que celle dont elle a besoin au cours de son cycle de vie. Le « Temps de Retour Energétique (TRE) » correspond au ratio entre l’énergie totale consommée au cours de sa fabrication, de son transport, de son installation, de son recyclage et l’énergie produite annuellement.

Pour le photovoltaïque le TRE est de 2 à 3,3 ans, ramené au climat français. Cela signifie qu’un système photovoltaïque raccordé au réseau peut produire entre 10 et 30 fois l’énergie nécessaire à sa fabrication. Il faut entre 30 000 et 35 000 MJ d’énergie primaire par kWc de photovoltaïque produit, soit 2 500 kWh. 1 kWc produit 1 000 kWh par an en moyenne en France, donc 2 500/1000 = 2,5 ans. La durée de vie d’un système photovoltaïque est de 20 ans en moyenne, mais aujourd’hui les premiers retours d’expérience montrent que des installations vieilles de 20 ans, continuent de produire avec une perte de production inférieure à 10 %.

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Source : AIE

Conclusion : le bilan énergétique Bilan énergétique Le Bilan Énergétique étudie tous les postes de consommation et de production d’énergie d’un lieu, bâtiment, famille, organisme… Le Bilan sert souvent à optimiser et réduire la consommation afin de faire des économies d’énergie du solaire photovoltaïque est déjà très positif aujourd’hui et continuera de s’améliorer grâce aux progrès techniques.

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur le temps de retour énergétique.

Du point de vue économique

Combien coûte une installation photovoltaïque ?

Le photovoltaïque a enregistré depuis plus de 20 ans une baisse ininterrompue des coûts. De plus, le coût des énergies conventionnelles ne cesse d’augmenter pour diverses raisons, par conséquent le photovoltaïque sera de plus en plus compétitif. D’après l’analyse de l’ADEME sur la filière photovoltaïque, celle-ci sera rentable économiquement sans subvention à partir de 2020.

Historique et prévision du coût du module - PNG - 47.1 ko
Historique et prévision du coût du module
source : Etude ADEME décembre 2015

Le photovoltaïque est aujourd’hui un investissement accessible à tous. Des collectifs de citoyens ou des associations récoltent des fonds pour développer des projets de production d’énergie renouvelable et assurent une rentabilité des fonds des investisseurs. Il existe aussi des plateformes de crowdfunding qui permettent d’acquérir des actions sur des installations de production d’énergie renouvelable déjà en fonctionnement.

Conclusion : le photovoltaïque connaît une baisse ininterrompue des coûts qui se prolongera dans le futur. L’ADEME estime qu’il sera compétitif sans subvention à partir de 2020.

Comparaison des coûts des systèmes PV en 2014 par segment de puissance - PNG - 70 ko
Comparaison des coûts des systèmes PV en 2014 par segment de puissance
source : Etude ADEME décembre 2015

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur les coûts d’investissement.

Quel est le coût du photovoltaïque pour la collectivité ?

Le photovoltaïque fonctionne, comme beaucoup d’énergies renouvelables, sur le principe du tarif d’achat Tarif d’achat de l’électricité Prix auquel est achetée l’électricité photovoltaïque par l’acheteur obligé. Le tarif est fixé par arrêté et régi par l’obligation d’achat. . L’énergie produite est vendue à un acheteur Acheteur L’acheteur est l’organisme soumis à l’obligation d’acheter l’énergie photovoltaïque produite sur le territoire national. Seul EDF et les Entreprises Locales de Distribution (régies locales) sont soumises à l’obligation d’achat. obligé à un tarif garanti pendant 20 ans pour permettre une rentabilité normale de l’installation. L’acheteur obligé vend cette énergie sur le marché de l’électricité et la différence entre prix de marché et prix d’achat de l’énergie photovoltaïque est compensée par la CSPE CSPE Contribution au Service Public de l’électricité (contribution au service public de l’électricité). La CSPE est payée par tout consommateur d’électricité dans sa facture. La CSPE sert à financer non seulement les énergies renouvelables, mais aussi l’électrification des DOM et le tarif de première nécessité.

Si le photovoltaïque se développe, on peut imaginer que ce coût augmentera proportionnellement. Or, le prix des systèmes photovoltaïques diminue de 5 à 15 % par an et le tarif d’achat de l’électricité photovoltaïque fait de même. En parallèle, le prix de l’électricité réseau augmente de 1 à 3 % par an. La CRE CRE La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) est une autorité administrative indépendante chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz en France.
http://www.cre.fr/
indique que ce système fonctionne bien, pour permettre une rentabilité normale des installations sans provoquer de sur-coût énorme pour les consommateurs. Ce sont les tarifs d’achat antérieurs à 2010 qui pèsent de façon importante sur le coût de la CSPE.

Les coûts de production de l’électricité conventionnelle augmentent chaque année (augmentation du prix des matières premières, renforcement des normes de sécurité dans le nucléaire, rénovation des centrales, pics réseau électrique records). A contrario, le prix des énergies renouvelables est en baisse constante.

Depuis quelques années, on entend parler de la « parité réseau ». C’est le moment où le coût de revient d’un kWh produit par une installation photovoltaïque (principe extensible à toutes les énergies renouvelables) est moins cher que le kWh acheté via le réseau de distribution. Aujourd’hui, pour assurer la rentabilité de son installation, on se base sur un tarif d’achat garanti pendant 20 ans qui permet derembourser l’investissement. Quand la parité réseau sera atteinte, c’est l’économie faite sur la facture d’électricité qui permettra la rentabilité normale de l’installation.

L’étude ADEME sur la filière photovoltaïque indique que d’ici 2020, la hausse des prix de l’électricité, cumulée à la baisse des coûts des installations photovoltaïques, permettra d’arriver à la parité réseau. Si cette technologie a encore besoin d’un dispositif de soutien, lorsque la parité réseau sera atteinte, il n’existera plus de tarif d’achat et le photovoltaïque ne coûtera plus rien à la société. On peut se référer pour cela au coût de production d’un kWh électrique produit par la grande hydraulique, dont les investissements ont été consentis depuis les années 50, et qui est aujourd’hui le moins cher du marché français.

Parité réseau du résidentiel - PNG - 128 ko
Parité réseau du résidentiel
Comparaison du LCOE et du prix d’électricité au détail pour le résidentiel

Conclusion : actuellement le coût de la transition énergétique est porté par l’ensemble de la collectivité. Il s’agit d’une étape nécessaire au développement de la filière. Lorsque la parité réseau sera atteinte, les énergies renouvelables ne coûteront plus rien à la société.

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur la CSPE.

Quel est le coût du photovoltaïque pour le réseau de distribution d’électricité ?

Dans tout système électrique, la production et la consommation d’électricité doivent être équilibrées à tout moment. Comme les périodes de production du photovoltaïque sont adaptées à la demande, un système photovoltaïque intégré sur le toit d’une maison permet de réduire la demande individuelle des habitants en journée et donc la demande globale d’électricité. C’est pourquoi l’intégration du photovoltaïque dans le mix électrique permet une baisse de la demande d’électricité sur les moyens de productions centralisés, ce qui évite les pertes dans le transport de l’électricité et l’ajout de lignes hautes tensions pour la déplacer.

Conclusion : le photovoltaïque allège le réseau d’électricité car celle-ci est produite plus proche de son lieu de consommation : il y a donc moins de transport d’électricité. Lorsqu’une installation photovoltaïque est implantée dans une zone de faible consommation, elle nécessite des travaux pour pouvoir accueillir cette production. Des moyens techniques peuvent être mis en place afin de limiter l’injection sur le réseau si celui-ci est trop contraint (écrêtement statique et dynamique de la puissance injectée).

Pour plus d’informations, se référer à la rubrique sur le raccordement au réseau.

Est-ce que l’engagement d’EDF Obligation d’achat à acheter l’électricité pendant 20 ans est pérenne ?

EDF Obligation d’achat achat achète l’électricité photovoltaïque à un tarif réglementé au producteur, puis EDF OA vend cette électricité sur le marché de l’électricité et est remboursé du différentiel par l’état. L’argent qui finance les tarifs d’achat est collecté au près des consommateurs d’électricité via la CSPE. 

Le remboursement du différentiel, de l’état vers EDF OA, intervient en fin d’année : l’acheteur obligé doit avancer la somme. Ces conditions ont toujours été les mêmes et l’état est actionnaire majoritaire de EDF, donc si il y avait un problème de ce côté là, la question pourait se résoudre en interne.

En Espagne, c’est l’état qui compensait directement les producteurs. Quand l’état a été en difficulté économique, les contrats d’achat et les paiements ont cessé. La situation est différente en France puisque la compensation est directement supportée par les consommateurs d’électricité.

Si l’acheteur obligé arrêtait de payer les productions d’électricité photovoltaïque, cela reviendrait à dire que l’état refuserait d’honorer un contrat qu’il aurait signé. Il serait alors possible de se retourner contre l’état grâce à la commission de régulation de l’énergie (CRE) ou à des instances européennes.

Du point de vue de l’emploi

D’où viennent les panneaux photovoltaïques ? Où sont ils fabriqués ?

La grande majorité des panneaux photovoltaïques viennent d’asie, mais les panneaux ne constituent pas la majeur partie de la valeur ajoutée d’une installation. Comme le montre le graphique ci dessous, la production des panneaux photovoltaïque ne représente que 25 % du coût d’un système installé dans le secteur résidentiel en France :

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Source : National Survey Report of Photovoltaic Power Applications in France 2015

Fabrication de modules et de cellules Le marché des lignes de production de cellules et d modules photovoltaïques est principalement à l’international, dont la majorité en Asie. Mais une vingtaine d’entreprises sont positionnées sur ce segment de la chaîne de valeur en France. En 2013, la Chine a produit 58 % des cellules et modules photovoltaïques.

Fabrication de composants électriques Les entreprises françaises sont présentes sur ce marché, mais il est difficile d’isoler la part entièrement dédiée au photovoltaïque. Aucun grand groupe français n’a réellement investi le marché du photovoltaïque, qui reste dominé en France et en Europe par SMA pour les onduleurs.

Fabrication de structures Ce segment de la chaîne de valeur est relativement bien développé en France. On y dénombre une cinquantaine d’entreprises dont une vingtaine spécialisées sur ce marché.

Les installateurs L’installation de systèmes photovoltaïques est par nature un marché très local. Avec plus de 1 000 entreprises certifiées Quali’PV en 2014, il constitue le plus gros segment de la chaîne de valeur et le principal gisement d’emplois de la filière en France.

S’il est vrai que les entreprises asiatiques ont su, en quelques années à peine, exercer une position dominante sur la fabrication des cellules et des panneaux photovoltaïques, il faut rappeler que ceux-ci ne représentent que 20-25 % du prix du système complet. Même lorsque le panneau est importé, 75 à 80 % de la valeur ajoutée va bénéficier à des entreprises françaises ou européennes. Il y a, par exemple, un gisement d’emplois important pour l’électronique et les câbles de protection, ainsi que les supports de pose, mais surtout pour le travail de conception, de réalisation et de maintenance qui, lui, n’est pas délocalisable.

Pour plus d’informations, se référer à l’article dédié sur les métiers du photovoltaïques.

Du point de vue environnemental

Est-ce que le photovoltaïque pollue ?

Les Analyses de Cycle de Vie (ACV) réalisées à ce jour démontrent que pour des panneaux au silicium Silicium Semi conducteur abondamment présent sur la croûte terrestre et dans le sable. Il est utilisé dans le photovoltaïque sous trois formes : monocrystallin, polycrystallin et amorphe. cristallin, l’énergie nécessaire à la fabrication et le démantèlement est négligeable par rapport à l’énergie économisée au cours la durée de vie des panneaux. Cette durée de vie est supérieure à 20-30 ans et la production du panneau est garantie sur 25 ans. Certaines installations des membres d’HESPUL remontent à 1990 et fonctionnent toujours avec de bonnes performances. La plus vieille installation instrumentée par HESPUL affiche une baisse de production inférieure à 0,5 % après 9 ans de fonctionnement. Au bout de trois ans, le panneau aura produit l’énergie nécessaire à sa fabrication. La partie la plus polluante correspond au raffinage du silicium, nécessitant une consommation d’électricité importante. Dès lors que l’on a une production électrique sans CO2 (nucléaire ou renouvelable) les émissions de CO2 liées à la fabrication deviennent négligeables. Conclusion : un panneau photovoltaïque produit dix fois plus d’énergie qu’il en a fallu pour le construire et ce, sans aucun déchet.

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur l’analyse du cycle de vie.

Est-ce que les panneaux photovoltaïques se recyclent ?

Les panneaux photovoltaïques peuvent produire de l’énergie pendant 30 ans, mais à leur fin de vie ou si les modules sont endommagés et ne fonctionnent plus les matériaux et l’énergie utilisés pour les industrialiser ne seront pas perdus. Les modules PV seront recyclés par PV Cycle suivant leur technologie car c’est une obligation réglementaire. Aujourd’hui le taux moyen de recyclage est de 90 % avec des taux allant jusqu’à 97 %.

Dans les appels d’offre CRE qui encadrent le développement du photovoltaïque pour les puissances supérieures à 100 kWc (ce qui correspond à des toitures de plus de 700 m2), le cahier des charges impose le recyclage des panneaux photovoltaïques à leur fin de vie. Conclusion : les installations photovoltaïques se recyclent et il est obligatoire de les recycler.

Pour plus d’informations, se reporter àl’article sur le recyclage et au site internet de PVCycle l’association en charge du recyclage en Europe.

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur l’analyse du cycle de vie.

Est-ce que les panneaux photovoltaïques sont dépendants des terres rares ?

L’industrie du photovoltaïque ne consomme pas de terres rares, mais seulement des métaux dits stratégiques, principalement pour les panneaux utilisant les technologies de couches minces, qui représentent moins de 10 % du marché photovoltaïque mondial. La matière première principale des technologies cristallines est le silicium, deuxième matériau le plus abondant sur Terre après l’oxygène. Les autres composants sont l’aluminium (pour le cadre), ainsi que le cuivre (câbles) et l’argent (électrodes). En dehors de ces deux derniers, aucun autre métal rare n’est employé. Les technologies de couches minces, qui représentent moins de 10 % en 2014 des parts de marché photovoltaïque, sont basées sur l’utilisation du Cadmium et Tellure (CdTe), ou sur les technologies CIS (Cuivre-Indium-Sélénium) / CICS (Cuivre-Indium-Gallium-Sélénium). On retrouve certains de ces métaux dans la liste des matériaux critiques pour l’Union Européenne. Mais ces technologies restent largement minoritaires dans le paysage photovoltaïque actuel et la rareté de ces métaux ne représentera donc pas un frein au développement de la filière solaire photovoltaïque en général.

Conclusion : l’industrie du photovoltaïque n’utilise pas de terres rares, seulement des métaux dits rares dans les technologies couches minces, qui représentent moins de 10 % du marché.

Pour plus d’informations, se référer à l’article sur les composants des systèmes photovoltaïques.

Est-ce que les centrales photovoltaïques au sol occupent des espaces agricoles ?

Pour obtenir un complément de rémunération, les installations photovoltaïques au sol doivent répondre aux exigences d’un appel d’offres lancé par l’Etat. L’appel d’offres souligne la nécessité d’avoir recours à des espaces artificialisés, pollués ou impropres à l’agriculture pour empêcher l’occupation par le photovoltaïque des espaces agricoles.

De plus, le droit de l’urbanisme impose une étude d’impact environnemental à partir d’une puissance de 250 kWc pour s’assurer que l’installation n’endommage pas la biodiversité sur le terrain sur lequel elle est implantée.

Conclusion : la loi impose d’implanter les installations photovoltaïques sur des sols impropres à l’agriculture.

Pour plus d’informations se référer à l’article sur l’impact environnemental des parcs au solet à l’article sur les procédure d’appel d’offres.

Est-ce que les installations photovoltaïques génèrent des ondes électromagnétiques ?

L’amplitude des champs électriques et magnétiques est directement liée à l’amplitude de la tension et du courant. Dans le cas d’une installation solaire photovoltaïque, en cas d’absence d’ensoleillement (période nocturne notamment), le courant et la tension sont nuls dans les modules photovoltaïques et les câbles côtés DC, et sont très faibles au niveau de l’onduleur. Ainsi l’installation photovoltaïque ne génère pas de champ électromagnétique.

Un champ électromagnétique s’atténue fortement avec la distance. Etant donné les niveaux de courant et de tension en jeu dans les modules photovoltaïques, le champ électromagnétique généré est déjà très faible à 50 cm. Pour les onduleurs, les champs électromagnétiques sont très faibles de 1 à 5 m de distance.

Conclusion : une installation photovoltaïque génère des champs électromagnétiques lorsqu’elle produit. Comme les courants et tensions mis en jeu sont faibles alors le champ électromagnétique généré est très faible lui aussi dès que l’on s’éloigne de l’installation.

Pour plus d’informations se référer à l’article sur les champs électromagnétiques.

Du point de vue du bâtiment

Est-ce que les installations photovoltaïques provoquent des incendies, des défauts d’étanchéité ou des chocs électriques ?

Incendie

Tout distributeur d’électricité, avant de procéder à la mise sous tension d’une installation nouvelle ou rénovée, est tenu d’exiger une attestation de conformité de cette installation aux règles de sécurité en vigueur. Ces attestations sont remplies par les installateurs eux-mêmes, sous leur responsabilité. Puis elles sont visées par le Consuel, moyennant une participation aux frais de visite aléatoires qui constitue l’unique ressource financière de l’organisme.

Ainsi, une installation photovoltaïque n’a pas plus de raisons d’être source d’incendie que toute autre installation électrique. Une étude du CSTB CSTB Le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment est un organisme public dont le rôle est d’améliorer la qualité des constructions et leur environnement à travers l’expertise sur des produits, composants ou procédés. L’ "avis technique" et le "pass’innovation" sont formulés par cet organisme. et de l’INERIS a montré, par ailleurs, qu’une installation photovoltaïque ne propage pas l’incendie : elle se comporte comme tout autre élément de couverture.

La Direction de la Sécurité Civile a transmis le 9 juin 2011 à tous les SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), une note d’information opérationnelle précisant les procédures à mettre en œuvre lors de l’intervention des sapeurs-pompiers sur des sites équipés d’une installation photovoltaïque.

Les études ont aussi montré qu’aucun dégagement de produits chimiques ne s’avère dangereux pour la santé suite à la combustion de modules photovoltaïques.

Etanchéité

Les problèmes d’étanchéité sont directement liés à l’obligation d’avoir un système intégré au bâti pour avoir accès aux tarifs d’achats. Un système sur-imposé ne peut pas bénéficier du dispositif de soutien relatif au photovoltaïque. Ainsi, les particuliers producteurs intègrent l’installation photovoltaïque dans la couverture du toit et se doivent d’assurer l’étanchéité par les modules photovoltaïques. Malheureusement, la filière photovoltaïque a subi les frasques d’installateurs peu scrupuleux qui ont abusé de leurs clients, et les malfaçons qui en découlent provoquent des fuites.

Conclusion sur les sinistres Type de sinistre : étanchéité > 50 %, incendie et dysfonctionnement électrique = 35 %, rupture modules 10 % Origine : malfaçon dans la mise en œuvre 70 %, défaut produit 25 %, malfaçon dans la conception 5 % Type installateurs : 25 % liquidation < 2 ans, 20 % seulement pour QualiPV

Conclusion : une grande partie des sinistres est dueu à l’intégration au bâti et les victimes sont des particuliers et des agriculteurs sur fond de démarchage.

Pour plus d’informations se référer à la rubrique sur les normes liées au photovoltaïque.

Liens utiles

Liens externes

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