Imprimer + -
Accueil > Enjeux et perspectives > Historique et développement > Historique de la filière

Historique de la filière


Le photovoltaïque, l’une des filières énergétiques les plus emblématiques du « développement durable », fournira à moyen et à long terme une part significative de la production mondiale d’électricité, y compris dans les pays industrialisés.

Pendant de nombreuses années le marché de l’énergie photovoltaïque a essentiellement concerné l’électrification rurale aussi bien pour certaines hâbitations isolées ou pour des usages professionnels (refuges, stations de mesure, etc.) que pour de nombreux villages dans les pays en voie de développement. Depuis le milieu des années 90 et grâce à l’apparition de l’électronique de puissance, l’utilisation du photovoltaïque pour des systèmes connectés au réseau a pris le dessus pour représenter, en 2007, plus de 90% de la puissance photovoltaïque installée.

Ces applications ne sont généralement pas compétitives avec l’électricité délivrée par le réseau, leur développement repose donc sur des mécanismes de soutien décidés par les États en vue de stimuler le marché et d’accélérer ainsi la baisse des coûts vers la « parité avec le réseau »

Le cas de la France

La stratégie française en faveur du photovoltaïque a été longtemps marquée par une grande frilosité, alors même que son industrie disposait jusqu’au milieu des années 1980 d’une très bonne position au niveau mondial. Concentrée jusqu’au début des années 2000 quasi exclusivement sur l’électrification autonome de l’habitat dans les départements d’outre-mer, la France a manqué le virage de la connexion au réseau.

Première installation photovoltaïque raccordée, en France - JPEG - 88.4 ko
Première installation photovoltaïque raccordée, en France
Crédit photo : Hespul

Les applications raccordées réseaux ont dû attendre une dizaine d’années pour être reconnue et admise par l’administration et par les gestionnaires des réseaux publics, malgré la réalisation sur l’ensemble du territoire national de plusieurs centaines d’installations financées par les programmes de démonstration de la Commission européenne (Phébus, PV SALSA, Hip Hip…) réalisés notamment par l’association Hespul.

Une première étape a cependant été franchie avec l’instauration de l’obligation d’achat et des tarifs règlementés par la loi du 10 février 2000 dans le cadre du « service public de l’électricité », suivie par l’arrêté du 13 Mars 2002 fixant le tarif d’achat photovoltaïque à 15,25 c€/kWh pour la France métropolitaine et à 30,50 c€/kWh dans les DOM. 

Ces niveaux de tarifs ne permettant pas d’atteindre un équilibre financier, des aides complémentaires de l’ADEME et de certaines collectivités locales, notamment les Conseils régionaux, restaient indispensables.

La révision des tarifs d’achat en juillet 2006 a marqué une nouvelle étape importante aboutissant sur un décollage effectif de la filière photovoltaïque en France, avec, pour la métropole, le doublement du tarif de base à 30 c€/kWh, assorti d’une « prime d’intégration au bâti » d’un montant de 25 c€/kWh (et un passage à 40 + 15 c€/kWh dans les DOM et en Corse).

Bien que les 30 c€/kWh du tarif de base restent insuffisants pour obtenir un équilibre financier pour la plupart des projets, le « tarif intégré » à 55 c€/kWh a permis pour la première fois d’accéder à un mode de financement entièrement basé sur le seul instrument des tarifs d’achat : comme on pouvait s’y attendre et comme le montre le graphique ci-dessous, l’effet ne s’est pas fait attendre, puisque l’on a assisté à un doublement de la puissance raccordée dès 2007, puis un triplement en 2008.

En 2010, les tarifs d’achat ont été révisés à deux reprises (arrêtés tarifaires de janvier et août 2010) donnant lieu à une structure tarifaire complexe, avec une amplitude des tarifs de 25 à 58 c€/kWh selon la puissance des systèmes, selon l’usage et l’âge des bâtiments, et selon le degré d’intégration au bâti (intégration « complète » ou « simplifiée »).

Le moratoire du 9 décembre 2010 a mis à l’arrêt tous les projets dont le devis de raccordement n’avait pas été accepté au 2 décembre. À l’issue des trois mois d’arrêt prévus, un nouveau dispositif tarifaire a été mis en place en mars 2011, et a depuis subi plusieurs ajustements, dont un plus important que les autres en janvier 2013.

Liens utiles

Liens internes :


Liens externes :

Dernière mise à jour : 11 septembre 2013
design by griffin