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Intégration dans l’environnement


Sommaire :

En l’absence d’émissions et de nuisances dues au fonctionnement, les systèmes photovoltaïques peuvent se répartir en deux catégories en ce qui concerne leur impact au niveau local.

Les systèmes liés au bâti

En France comme dans la plupart des pays où le photovoltaïque se développe, l’immense majorité des systèmes sont liés à un bâtiment (maisons individuelles, logements collectifs, bâtiments tertiaires ou équipements publics) ou à une infrastructure urbaine (couverture de parking, murs antibruit, passage piétonnier…).

Ces systèmes une fois posés n’ont aucun autre impact direct sur l’environnement local que la modification visuelle, notamment la couleur, d’une partie de l’enveloppe du bâtiment-support et, par conséquent, du paysage plus ou moins urbanisé dans lequel ce bâtiment se situe.

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Office du tourisme d’Alès
Crédit photo : Ville d’Alès

Cet impact peut aussi bien être considéré comme positif que négatif, l’aspect visuel étant très subjectif, mais il est vrai que les modifications engendrées peuvent avoir une forte charge culturelle, notamment dans un environnement patrimonial ou historique remarquable.

L’incitation très forte à développer des produits d’intégration au bâti matérialisée par le tarif d’intégration associé au tarif d’achat français constitue un puissant levier pour la recherche de solutions à la fois viables d’un point de vue technico-économique (production d’électricité à coût raisonnable) et compatibles avec les exigences architecturales ou esthétiques.

Les exemples réussis d’intégration de modules photovoltaïques qui se multiplient dans des architectures prestigieuses, non seulement modernes, mais aussi anciennes, contribuent à atténuer une perception trop souvent négative de la capacité du photovoltaïque à devenir à terme un composant banalisé de l’environnement bâti.

Le cas des parcs photovoltaïques au sol

Les systèmes photovoltaïques au sol ont un impact indéniable sur le paysage, quoiqu’elles bénéficient d’une visibilité nettement moindre qu’une ferme éolienne du fait d’une structure horizontale, d’une couleur plus "passe-partout" comprise entre le bleu moyen et le gris foncé et de l’absence de mouvement. Comme pour les éoliennes, des efforts d’intégration visuelle peuvent être réalisés très en amont du développement des projets grâce notamment à des outils informatiques de simulation et de "micro-positionnement" ce qui permet de limiter considérablement l’impact perçu.

Outre le paysage, l’installation d’un parc photovoltaïque au sol peut avoir des conséquences directes sur l’environnement naturel local tel qu’une éventuelle érosion hydraulique au bas des champs de modules lorsqu’ils sont fixés ou une très légère modification des biotopes au niveau de la couverture végétale.

Le principal risque sur l’écosystème local concerne le déplacement de la faune sauvage dès lors qu’il peut être nécessaire, comme c’est souvent le cas pour des questions d’assurance, de clôturer l’ensemble du terrain, qui s’étend parfois sur plusieurs dizaines d’hectares. Ce problème s’il se présente peut toutefois trouver une solution par la mise en place de couloirs écologiques.

Quoiqu’il en soit, la réglementation actuelle impose un permis de construire et des études d’impact afférentes qui permettent d’estimer et de limiter les impacts réels des parcs aux sols sur tous ces aspects.

Installation de trackers  - JPEG - 169.6 ko
Installation de trackers
Crédit photo : SOLON AG

Une des autres craintes concernant les parcs au sol réside dans la possible concurrence des sols avec les productions agricoles.

Si l’on estime que la part des parcs au sol ne devrait pas dépasser 10 % de la puissance totale installée en France à l’horizon 2020, soit 540 MWc, la surface de terrains occupée sera de l’ordre de 2 200 ha.

Ceci ne représente qu’environ 0,0075 % de la SAU (Surface Agricole Utile) et moins de 0,09% de la surface agricole non cultivée : on voit donc que c’est une question marginale.

Toutefois, compte tenu des enjeux alimentaires mondiaux et des débats tout à fait légitimes qui ont émergé autour des biocarburants sur l’usage des sols cultivables à des fins énergétiques, il serait pertinent de limiter la possibilité de réaliser des parcs au sol aux seules surfaces non labourables et non cultivables.

Outre les surfaces agricoles consacrées à de l’élevage extensif ovin ou caprin tout à fait compatible avec l’implantation d’un système au sol, la priorité doit être donnée à la valorisation de terrains inutilisables pour d’autres usages (terrains pollués, friches industrielles, abords d’infrastructures de transport, zones de captage d’eau potable,…).

Pour en savoir plus sur les conditions actuelles de la réglementation sur les parcs au sol et sur les études d’impact, vous pouvez consulter les liens internes ci-dessous.

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Dernière mise à jour : 3 février 2014
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