Le temps de retour énergétique
Pour qu’une énergie soit qualifiée de « renouvelable », elle se doit de produire beaucoup plus d’énergie que celle dont elle a besoin au cours de son cycle de vie. Le « temps de retour énergétique » correspond au ratio entre l’énergie totale consommée au cours de sa fabrication, de son transport, de son installation, de son recyclage et l’énergie produite annuellement.
Une étude publiée en 2006 dans le cadre du programme PVPS de l’AIE (Agence International de l’Energie) [1] considère uniquement les filières du silicium
Silicium
Semi conducteur abondamment présent sur la croûte terrestre et dans le sable. Il est utilisé dans le photovoltaïque sous trois formes : monocrystallin, polycrystallin et amorphe.
mono et polycristallin. Elles sont, en effet, les plus « consommatrices d’énergie » car leur production nécessite des températures très élevées, notamment pour la production de silicium et de wafers
Wafers
"Tranche" de silicium utilisée dans la fabrication d’un module photovoltaïque
.
Les résultats de cette étude montrent très clairement que le temps de retour énergétique des systèmes photovoltaïques est très bon, puisqu’il varie entre 1,36 et 4,7 années selon le pays où est situé l’installation photovoltaïque et le type d’intégration utilisé (en toiture terrasse ou en façade).
Le tableau et le graphique ci-dessous montrent le détail de ce calcul pour une installation située à Lyon.
| Lyon | Rayonnement global horizontal 1204 kWh/m2 |
| | Toiture PV | Façade PV |
| Production annuelle (kWh/kWc) |
984 |
632 |
| Temps de retour énérgétique (ans) |
2,57 |
4,00 |
| Coefficient de performance énergétique (-) |
10,7 |
6,5 |
| Potentiel de réduction des émissions de CO2 (tCO2/kWc) |
2,364 |
1,518 |

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