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Performance des onduleurs

Le choix d’un onduleur se fait en fonction des performances que l’on attend de lui. Ces performances dépendent du rendement intrinsèque de l’onduleur mais aussi de sa bonne adaptation au champ photovoltaïque qu’il s’agisse de sa puissance nominale, de sa gamme de tension d’entrée ou de sa capacité de recherche du Point de Performance Maximale (PPM).


Sommaire :

Puissance de l’onduleur

En premier lieu, il s’agit de trouver l’optimum entre la puissance maximale que peut délivrer l’onduleur (sa capacité de transfert d’énergie sans écrêtage) et la puissance délivrée par le champ photovoltaïque en fonctionnement, proportionnelle à l’éclairement. Cette dernière est presque toujours inférieure sous nos latitudes à la puissance crête donnée par le constructeur.

La puissance crête est obtenue par des tests effectués en laboratoire, sous une irradiation de 1 000w/m2 et une température de 25°, la lumière ayant le spectre attendu pour une pression atmosphérique de 1,5 atm. Pour un site donné en France et pour une année, si on analyse la distribution de la puissance atteinte, on s’aperçoit que celle-ci dépasse rarement 80% de la puissance crête et que la contribution énergétique des puissances supérieures est très faible. Pour prendre en compte ce phénomène, on pourra choisir un onduleur de puissance compris entre 80% et 100% de la puissance crête de l’installation.

Gammes de tensions d’entrée

Le champ photovoltaïque délivre un signal électrique dont les deux valeurs principales sont les valeurs de la tension U et de l’intensité du courant I  :

  • La valeur du courant dépend de l’ensoleillement.
  • La valeur de la tension dépend du nombre de modules mis en série et de la tension que délivrent chacun d’eux avec cependant la particularité que la tension maximale qui puisse être atteinte, la tension de circuit ouvert ou tension à vide, diminue quand la température augmente.

La puissance que délivre le générateur est alors égale à

P = U x I

Chaque onduleur n’est adapté aux valeurs caractéristiques du générateur que dans une fenêtre restreinte, que l’on appelle la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur. L’onduleur a un rendement plus ou moins élevé selon la tension d’entrée, c’est à dire la tension de sortie du champ photovoltaïque, qui dépend du nombre de modules mis en série et de la tension que délivrent chacun d’eux.

Plus la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur est importante, plus il pourra s’adapter à des champs photovoltaïques aux caractéristiques différentes, quelle que soit la température, le nombre de modules en série et la technologie. Une large gamme de tensions d’entrée facilite le choix de l’onduleur lors du dimensionnement du système et facilite la gestion des stocks pour le constructeur.

Certains constructeurs ont donc choisi l’élargissement de la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur comme axe d’amélioration de leurs nouveaux produits. Du fait de cette évolution, un module PV de plus ou de moins dans le système ne remet plus forcément en cause le choix de l’onduleur.

Mais il faut toujours faire attention, par temps froid et si le nombre de modules est trop élevé, la tension totale des modules en série peut dépasser la limite supérieure de la plage d’entrée de l’onduleur et provoquer un incident ou la destruction de celui-ci. Pour des températures élevées et un nombre de modules trop faible, la tension risque d’être trop basse et de conduire à un régime de faible rendement ou un arrêt du système. On veillera donc à ce que la gamme de tensions du champ photovoltaïque soit inclue dans la fenêtre d’entrée de l’onduleur et ce sur l’ensemble des températures atteignables (-10 à +70°C en général ; en montagne cette gamme de température est élargie)

Il n’est pas suffisant d’avoir une tension de sortie du champ photovoltaïque comprise dans la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur pour avoir un rendement maximal Les onduleurs ont eux-mêmes une plage de rendement maximum. Elle peut correspondre à la tension située en haut de la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur comme au milieu ou en bas de la gamme.

Par exemple, pour le premier modèle (diagramme de gauche) la gamme de tensions d’entrée est comprise entre 200V et 600V. Mais le rendement maximal ( 95%, jaune) est obtenu pour des tensions qui approchent 600 volts lorsque la puissance effectivement délivrée par l’onduleur au réseau est entre 30% à 110% de la puissance nominale AC (la puissance délivrée lorsque l’onduleur est en charge maximale).

On notera que la puissance délivrée peut être supérieure à la puissance nominale AC. En effet, l’onduleur peut délivrer au réseau pendant un court moment (30 minutes par exemple) une puissance supérieure, mais il chauffe rapidement trop et est vite obligé de réduire sa puissance.

Pour le deuxième modèle (au centre), le rendement maximal (96%) est obtenu pour une tension située en milieu de gamme, à 400 V, pour une puissance effective à 60% de la puissance nominale.

Dans le troisième modèle (à droite), le rendement maximal (95%) correspond cette fois aux tensions les plus basses de la gamme de tensions d’entrée, approchant de 300V.

Influence de la tension du générateur PV  sur la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur - PNG - 500.7 ko
Influence de la tension du générateur PV sur la gamme de tensions d’entrée de l’onduleur
Source : Photon International Avril 2005

Il s’agit lors du dimensionnement de bien choisir le nombre de modules que l’on relie en série en fonction de l’onduleur. Pour le troisième modèle, à modules équivalents, on reliera moins de modules que pour le deuxième ou le premier, son rendement maximal correspondant à une tension plus basse et nécessitant donc moins de modules pour y parvenir.

Point de performance maximale

L’onduleur a cette particularité de rechercher le meilleur point de fonctionnement du système, le PPM : point de puissance maximale (ou MPP en anglais).

La valeur du courant délivrée par le champ photovoltaïque dépend de l’ensoleillement et la valeur de la tension dépend du nombre de modules et de la tension que délivrent chacun d’eux. La tension maximale qui puisse être atteinte, la tension de circuit ouvert ou tension à vide, diminue quand la température augmente et inversement. Pour un même champ photovoltaïque, il s’agit donc d’essayer d’avoir un éclairement fort avec une température basse, c’est pourquoi le refroidissement des modules est si important.

La puissance que délivre le générateur est égal à

P = U x I

Pour fonctionner de manière optimale, l’onduleur doit connaître la caractéristique P = U x I (voir schéma) afin de s’adapter à elle. On dit que l’onduleur « cherche » le PPM, qui correspond au point ou la puissance P est la plus grande :

Pppm = Umax x Imax
Courbes caractéristiques d’un module photovoltaïque - PNG - 189.3 ko
Courbes caractéristiques d’un module photovoltaïque
Source : Hespul

Mais les valeurs d’ensoleillement et de température sont variables. Elles peuvent changer rapidement. Grâce à son système électronique intégré, l’onduleur dispose d’un dispositif de suivi du PPM : le dispositif de MPP Tracking (MPPT, en anglais). L’onduleur s’adapte ainsi en permanence au signal que lui envoie les panneaux pour chaque fois retrouver le PPM et maximiser la quantité d’énergie qui sort de l’onduleur.

Il est difficile de mesurer la qualité avec laquelle l’onduleur se positionne bien sur le PPM. Selon les procédés utilisés pour la recherche du PPM, des écarts de rendements plus ou moins importants apparaissent, ce qui peut réduire la production d’énergie de l’ensemble de l’installation.

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Dernière mise à jour : 1er septembre 2017
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