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Le stockage virtuel

Le stockage virtuel

Un moyen pour stocker sans batteries

Certains fournisseurs d'énergie proposent des offres de stockage d'électricité dans des "batteries" virtuelles. Ces offres permettent à un producteur d'électricité photovoltaïque de stocker virtuellement des kWh qui n'auraient pas été autoconsommés afin de les utiliser ultérieurement lorsque l'installation photovoltaïque ne produit pas (la nuit par exemple).

Autoconsommation : stockage virtuel ou vente du surplus©HESPUL

Un raccordement classique en injection du surplus

Comme son nom l'indique, une batterie virtuelle n'existe pas physiquement et il n'y a donc aucune différence technique au niveau de l'installation par rapport à un système photovoltaïque en autoconsommation avec vente du surplus.

En réalité, le surplus de production d'électricité est comptabilisé puis injecté sur le réseau. Puis, lorsqu'on utilise les kWh stockés dans la batterie virtuelle, on consomme en réalité de l'électricité du réseau. Ainsi, dans tous les cas, l'installation devra être raccordée au réseau public de distribution d'électricité en injection du surplus.

A noter qu'en cas de défaillance du réseau, la batterie virtuelle ne pourra en aucun cas assurer l'approvisionnement en électricité.

Pas de prime à l'autoconsommation dans le cas du stockage virtuel

Une électricité injectée qui n'est pas vendue mais créditée

puis perçue après paiement de contributions et taxes

Faire de l'autoconsommation avec stockage virtuel ne permet pas de percevoir de prime à l'autoconsommation ni de tarif rémunéré tel que prévu dans le cadre de l'obligation d'achat.

Souscrire à une offre de stockage virtuel peut impliquer de changer de fournisseur d'électricité. Il convient donc de se renseigner sur les tarifs de vente pratiqués par ce fournisseur.

De plus, l'électricité consommée après avoir été stockée dans la batterie virtuelle n'est pas gratuite. En effet, en plus du coût facturé par le fournisseur pour le service de batterie virtuelle, le consommateur doit s'acquitter des taxes et contributions sur les kWh issus de la batterie virtuelle puisque ces derniers sont acheminés par le réseau (Contribution au Service Public de l'Electricité, Taxe Départementale sur la Consommation Finale d'Electricité et Taxe Communale sur la Consommation Finale d'Electricité, TURPE). Sur le montant d'une facture d'électricité d'un particulier, ces taxes et contributions représentent environ 50% du prix HT.

A noter que dans certaines offres, la batterie est automatiquement vidée selon des périodes définies contractuellement (tous les mois par exemple), ce qui peut également impacter le modèle économique (par exemple, lors des fortes productions l'été et des potentiellement faibles consommations à cette même période).

Stockage virtuel ou vente du surplus ?

L'avantage du stockage virtuel est qu'il n'est pas nécessaire de respecter les conditions d'application de l'arrêté tarifaire en vigueur pour pouvoir y souscrire.

Pour les producteurs ne pouvant pas avoir accès à l'obligation d'achat, cela permet donc de valoriser le surplus de production d'électricité photovoltaïque à un prix plus élevé que s'il était vendu à un acheteur sur le marché : le surplus de production est valorisé à environ 0,10 €/kWh dans le cas du stockage virtuel contre 0,03 à 0,04 €/kWh s'il est vendu à un acheteur hors obligation d'achat. 

En revanche, si le producteur peut bénéficier de l'obligation d'achat, il sera plus rentable d'en demander le bénéfice que de souscrire à une offre de stockage virtuel. En effet, le manque à gagner lié au fait qu'il n'est pas possible de bénéficier de la prime à l'autoconsommation avec la batterie virtuelle peut être long à rattraper.

Dernière Mise à jour : 17/05/2021

Le stockage virtuel

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Un moyen pour stocker sans batteries

Certains fournisseurs d'énergie proposent des offres de stockage d'électricité dans des "batteries" virtuelles. Ces offres permettent à un producteur d'électricité photovoltaïque de stocker virtuellement des kWh qui n'auraient pas été autoconsommés afin de les utiliser ultérieurement lorsque l'installation photovoltaïque ne produit pas (la nuit par exemple).

Autoconsommation : stockage virtuel ou vente du surplus©HESPUL

Un raccordement classique en injection du surplus

Comme son nom l'indique, une batterie virtuelle n'existe pas physiquement et il n'y a donc aucune différence technique au niveau de l'installation par rapport à un système photovoltaïque en autoconsommation avec vente du surplus.

En réalité, le surplus de production d'électricité est comptabilisé puis injecté sur le réseau. Puis, lorsqu'on utilise les kWh stockés dans la batterie virtuelle, on consomme en réalité de l'électricité du réseau. Ainsi, dans tous les cas, l'installation devra être raccordée au réseau public de distribution d'électricité en injection du surplus.

A noter qu'en cas de défaillance du réseau, la batterie virtuelle ne pourra en aucun cas assurer l'approvisionnement en électricité.

Pas de prime à l'autoconsommation dans le cas du stockage virtuel

Une électricité injectée qui n'est pas vendue mais créditée

puis perçue après paiement de contributions et taxes

Faire de l'autoconsommation avec stockage virtuel ne permet pas de percevoir de prime à l'autoconsommation ni de tarif rémunéré tel que prévu dans le cadre de l'obligation d'achat.

Souscrire à une offre de stockage virtuel peut impliquer de changer de fournisseur d'électricité. Il convient donc de se renseigner sur les tarifs de vente pratiqués par ce fournisseur.

De plus, l'électricité consommée après avoir été stockée dans la batterie virtuelle n'est pas gratuite. En effet, en plus du coût facturé par le fournisseur pour le service de batterie virtuelle, le consommateur doit s'acquitter des taxes et contributions sur les kWh issus de la batterie virtuelle puisque ces derniers sont acheminés par le réseau (Contribution au Service Public de l'Electricité, Taxe Départementale sur la Consommation Finale d'Electricité et Taxe Communale sur la Consommation Finale d'Electricité, TURPE). Sur le montant d'une facture d'électricité d'un particulier, ces taxes et contributions représentent environ 50% du prix HT.

A noter que dans certaines offres, la batterie est automatiquement vidée selon des périodes définies contractuellement (tous les mois par exemple), ce qui peut également impacter le modèle économique (par exemple, lors des fortes productions l'été et des potentiellement faibles consommations à cette même période).

Stockage virtuel ou vente du surplus ?

L'avantage du stockage virtuel est qu'il n'est pas nécessaire de respecter les conditions d'application de l'arrêté tarifaire en vigueur pour pouvoir y souscrire.

Pour les producteurs ne pouvant pas avoir accès à l'obligation d'achat, cela permet donc de valoriser le surplus de production d'électricité photovoltaïque à un prix plus élevé que s'il était vendu à un acheteur sur le marché : le surplus de production est valorisé à environ 0,10 €/kWh dans le cas du stockage virtuel contre 0,03 à 0,04 €/kWh s'il est vendu à un acheteur hors obligation d'achat. 

En revanche, si le producteur peut bénéficier de l'obligation d'achat, il sera plus rentable d'en demander le bénéfice que de souscrire à une offre de stockage virtuel. En effet, le manque à gagner lié au fait qu'il n'est pas possible de bénéficier de la prime à l'autoconsommation avec la batterie virtuelle peut être long à rattraper.

Dernière Mise à jour : 17/05/2021

Publications


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