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Choisir son modèle économique

Coûts d'investissement

Le montant de l’investissement de tout projet photovoltaïque comprend une part de coûts invariable que sont le matériel et son installation ainsi que les frais de raccordement au réseau.

Des coûts additionnels peuvent venir grever le budget d’investissement dans des proportions variables selon la typologie et la puissance de l’installation, le degré d’ingénierie nécessaire, les travaux complémentaires à entreprendre, le mode de financement du projet etc.

En règle générale, on comparera les devis ou les propositions des entreprises sur la base du coût en €/Wc, qui sera d’autant plus faible que la puissance de l’installation sera importante.

Coûts de fonctionnement

Maintenance/Entretien

Un entretien annuel n'est pas nécessaire pour les installations de faible puissance. Il est toutefois fortement conseillé de suivre sa production mensuellement pour s'assurer de son bon fonctionnement. Voir à ce sujet notre article sur le suivi de production . Le passage d'un professionnel tous les cinq ans permet toutefois d'améliorer la longévité du système, qui pourra aller au-delà des 20 années du contrat d'achat. Certains installateurs proposent ainsi des contrats ou des interventions de maintenance pour quelques centaines d'euros.

Pour les installations plus importantes, la fréquence et le contenu des interventions d'entretien et de maintenance sont décrites dans l'article  Maintenance du système . En outre, la mise en place d'un système de supervision ou de monitoring permet de détecter les pannes et de déclencher des opérations de maintenance curative grâce au suivi de la production en temps réel. Pour une installation de puissance moyenne (entre 36 et 500 kW), le budget annuel à prévoir est entre 5 et 8 €/kW. Pour les grands parcs au sol, cela se situe entre 3 et 5 €/kW.

Enfin, des visites réalisées par des bureaux de contrôle peuvent être obligatoires selon les bâtiments :

  • Visite réglementaire "Code du travail" liée aux installations électriques si le système photovoltaïque est installé sur un Établissement Recevant des Travailleurs (ERT),
  • Visite incendie de type "Q18" exigée par l’assureur.

Il faut compter entre 250 et 500 € par visite.

Recettes issues de la vente d'électricité

Vente de l'électricité produite

Les sources de revenus de l'exploitant PV sont généralement restreintes au tarif d'achat, mais tendent à se diversifier avec l'ouverture à la vente sur le marché :

  • tarif d'achat pour les système de puissance inférieure à 500 kW,
  • vente directe sur le marché de l'électricité pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (tarif variable en fonction des jours et des heures de l'année, ou tarif fixe négocié avec son fournisseur/son agrégateur),
  • complément de rémunération pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (vient compléter les revenus de la vente sur le marché pour que le tarif moyen perçu par le producteur soit égal au tarif de référence demandé lors de sa candidature),
  • vente sur le marché de capacité pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (les capacités valorisables sont toutefois faibles en solaire, étant donné que la production est tributaire des heures solaires).

Les recettes seront directement proportionnelles au nombre de kWh injectés sur le réseau électrique et comptabilisées par le compteur électrique. Vous trouverez plus d'informations sur la facturation dans l'article Vente de l'électricité .

Matériel et pose

Le devis d’un installateur comprend nécessairement les postes suivants :

  • Système de montage
  • Modules PV
  • Onduleurs et protection de découplage (généralement intégrée à l’onduleur)
  • Liaisons électriques DC et AC (câbles, chemins de câbles, boîtiers de raccordement, sectionneurs)
  • Dispositifs de protection (mise à la terre, parafoudres, disjoncteurs et différentiel)
  • Frais de chantier : pose et moyens de levage, mise en sécurité du chantier et nettoyage

Le prix du matériel dépend principalement de la taille du système PV et de sa typologie.

Pour les petites puissances, les démarches d’autorisation d’urbanisme et de raccordement sont généralement comprises dans le montant du devis de l’installateur. Un guide d’aide à la sélection de l’installateur téléchargeable en bas de page vous aidera à comparer les offres qui vous sont faites.

Pour les installations de grande puissance, il faudra ajouter le coût du transformateur pour le raccordement sur le réseau HTA si la puissance dépasse 250 kVA, ainsi que celui de la construction d’un local technique pour les onduleurs et les transformateurs. Pour les parcs photovoltaïques au sol, il faudra en outre inclure les coûts de génie civil pour les voiries à l’intérieur du parc, la clôture et le portail, la vidéo-surveillance et la citerne incendie.

Pour comparer les prix proposés pour une installation photovoltaïque, il vaut mieux raisonner en puissance crête des panneaux et non en surface car les recettes seront directement proportionnelles à la puissance (en 2019, compter environ 160 Wc/m2 de panneaux pour du matériel standard).

Les tableaux ci-après donnent des ordres de grandeur des prix en €/Wc HT, qui peuvent être rencontrés dans diverses configurations (pris matériel et pose constatés en 2018).

 

En toiture  
< 3 kWc 2,5 à 2,2 € TTC/Wc
3 à 9 kWc 2,2 à 1,8 € HT/Wc
9 à 36 kW 1,8 à 1,2 € HT/Wc
36 à 100 kW 1,2 à 1 € HT/Wc
100 à 500 kW 1 à 0,9 € HT/Wc
> 500 kW < 0,85 € HT/Wc

Pour les installations sur bâtiment, ni les travaux d'amélioration ou de réfection du bâtiment dont dépend le système photovoltaïque (ex. travaux de réfection d'étanchéité, renforcement de la charpente, dépose et évacuation d’une cheminée ou de la toiture existante, mise aux normes du désenfumage etc.) ni les procédés de pose particuliers (façade, brise-soleil…) ne sont pas pris en compte dans ce tableau.

De la même façon, des surcoûts peuvent provenir de différentes options technologiques :

  • Modules Bi-verre, haut rendement (de l’ordre de 20%) ou avec un traitement anti-reflet spécifique (pour les abords d’aéroports),
  • Micro-onduleurs ou optimiseurs de puissance,
  • Mise en place d’un datalogger pour la supervision,
  • Box de pilotage et batterie de stockage,
  • Ecran d’affichage de la production en temps réel (dans le hall d’accueil d’une mairie par exemple).
En ombrière de parking  
< 100 kW 1,2 à 1,4 € HT/Wc
100 à 500 kW 1,2 à 1,05 € HT/Wc € HT/Wc
> 500 kW 1,05 à 0,95 € HT/Wc
Au sol  
1 à 10 MW 0,9 à 1 € HT/Wc
> 10 MW 0,8 à 0,9 € HT/Wc

Dans cette configuration également, des surcoûts peuvent provenir de différentes options technologiques :

  • Modules haut rendement (de l’ordre de 20%) ou avec un traitement anti-reflet spécifique (pour les abords d’aéroports),
  • Trackers, systèmes agrivoltaïques…

Ou encore de particularités du site :

  • Défrichement et préparation du terrain,
  • Lestage des structures plutôt qu’ancrage en raison d’un sous-sol sensible (nappe phréatique, ancienne centre d’enfouissement des déchets…),
  • Traitement paysager de la clôture…

 

 

 

Les travaux de raccordement au réseau

Le producteur doit supporter les frais de branchement au réseau de son installation photovoltaïque (pose de compteur, disjoncteur, coupe-circuit, câble, etc.), ainsi que les éventuels travaux d'extension du réseau nécessaires pour permettre l'évacuation de sa production.

  • Le périmètre de facturation est défini dans les textes réglementaires et précisé dans le barème de raccordement, disponible sur le site internet d’Enedis. Il inclut systématiquement le coût du branchement, qui dépend de la puissance demandée, auquel peuvent s’ajouter des coûts d’extension ou de renforcement, en fonction de la capacité technique du réseau électrique à accueillir la production.
  • La réfaction, un dispositif de prise en charge producteur partielle des coûts de raccordement producteur, est en vigueur depuis la publication de l'arrêté dit de réfaction, applicable aux projets dont la convention de raccordement a été signée à compter du 4 décembre 2017. Le "taux de réfaction" est fixé de la manière suivante jusqu'à 1 MW : pour un taux de réfaction à 40%, le producteur devra payer 60% du coût.
  • La quote-part est une contribution supplémentaire, due à partir de 100 kVA au titre du « Schéma Régional de Raccordement des Energies Renouvelables » ou S3REnR, visant à financer de manière mutualisée réaliser les travaux sur les postes sources nécessaires à l’accueil de la production électrique renouvelable.

Le détail de ces coûts est précisé dans l’article « Coûts de raccordement au réseau  » aux pages suivantes : « Barème » pour le périmètre de facturation et les coûts associés, « Cadre général » pour le taux de réfaction et « S3REnR » pour le montant de la quote-part.

Pensez au simulateur "Tester mon raccordement en ligne"

Par ailleurs, ENEDIS met à disposition de ses clients un outil de simulation en ligne qui leur permet de "tester leur raccordement" sur le réseau Basse Tension (BT) en leur indiquant s'il s'agit en première approche :

  • d'un raccordement simple impliquant seulement un branchement (voyant vert),
  • d'un raccordement nécessitant un prolongement de réseau (voyant jaune),
  • ou des travaux plus importants qui seront déterminés à l'issue d'une étude complémentaire (voyant orange).

Pour l'utiliser, il est nécessaire d'aller sur son espace client, dans l'onglet "Raccordement" puis "Simulation" (liens en bas de page).

Un coût de raccordement supérieur à 0,4 €/W remet fortement en cause la faisabilité économique d’un projet. Il est possible de diminuer la puissance d’injection soit en diminuant la puissance crête du projet, soit en diminuant la puissance des onduleurs de manière statique ou dynamique, soit en auto-consommant une partie du pic de production. La limitation de l’injection ne doit toutefois être envisagée qu’en raison de contraintes techniques et/ou financières liées au raccordement et à l’accès au réseau.

Ingénierie et autres frais de développement

Etudes techniques préalables

Différentes études peuvent être nécessaires avant de valider la réalisation :

  • Une étude de faisabilité effectuée par un bureau d'études permet d'apporter l'ensemble des éléments techniques et financiers au maître d'ouvrage concerné par le projet photovoltaïque : définir précisément la puissance installée et estimer la production attendue en tenant compte des contraintes environnementales et urbanistiques du site (ombrages...), évaluer le coût des contraintes éventuelles (raccordement au réseau, intégration architecturale, reprise de charpente, accès difficile…) dues à la situation du site. Elle peut aller de 1000 à 2500 € environ.
  • Un diagnostic ou une étude structure pourra être demandée par le contrôleur technique ou l’assureur pour s’assurer de la résistance mécanique de la charpente vis-à-vis du poids du système photovoltaïque (compter environ 20 kg/m2). Le budget à prévoir est de 1000 à 5000 €, selon la nécessité ou non d’effectuer des relevés sur place.
  • Une éventuelle pré-étude de raccordement coût ?
  • Une étude de sol sera nécessaire pour le dimensionnement des ancrages d’une ombrière ou d’un parc au sol,
  • Une étude d’impact environnemental pour les parcs au sol et au cas par cas pour les serres et ombrières, pour un montant de l’ordre de 25 000 à 40 000 €,
  • Des études diverses en fonction du site pour les parcs au sol : étude hydrogéologique, étude d’écoulement des eaux, relevé de géomètre …

Pour les systèmes de grande puissance, il faut ajouter à ces études les coûts associés à la constitution des dossiers administratifs que sont le permis de construire et la candidature à un appel d’offres de la CRE.

 

Conseil juridique

De même, le montage d’un projet de grande envergure peut nécessiter une prestation de conseil juridique pour :

  • La création d’une société de projet (statuts, pacte d'actionnaires...),
  • La rédaction d’un bail de mise à disposition du foncier,
  • ...

 

Suivi de chantier

Enfin, il faut prévoir dans les frais de chantier :

  • Une prestation de maîtrise d'oeuvre pour la phase de conception et la coordination des entreprises, de l’ordre de 3 à 6% des travaux,
  • Une mission de coordination de la sécurité et de la protection de la santé (SPS) dès l'intervnetion simultanée de deux entreprises ou plus sur un même site,
  • Une mission de contrôle technique, en particulier si le bâtiment est soumis à une obligation (ERP, code du travail…) ou si elle est requise par l'assureur, de l’ordre de 2000 à 5000 €,
  • Un suivi du chantier par un écologue si des mesures de préservation de la faune et de la flore doivent être observées,

Assurances

L'assurance Tous Risques Chantier prémunit contre les désordres qui pourraient survenir pendant toute la durée du chantier. Elle est de l'ordre de 0,5 à 1% du montant des travaux.

Pour les installations sur bâtiment, un maître d’ouvrage public, ou un maître d’ouvrage prudent, contractera également une assurance dommage-ouvrage, miroir de la décennale, de l’ordre de 1 à 3 % du montant des travaux.

 

Coût de l'emprunt

 Le coût de l'emprunt est variable selon les offres proposées par les organismes financiers. En effet, le taux d'intérêt représentant le coût réel d'un crédit à la consommation (taux effectif global ou TEG) peut aller de 4% à 7% environ, alors que le taux d’intérêt d’une banque classique sera compris entre 1,5 et 3%.

Il ne faut pas oublier le surcoût que peuvent en outre représenter les éventuelles assurances souscrites et les différés de paiements (paiement de la première mensualité ou annuité plusieurs mois après avoir souscrit le crédit, en général après la première facturation d’électricité).

Dernière Mise à jour : 11/02/2019

Onduleur

Le remplacement de l'onduleur est à prévoir tous les 10 ans environ, soit une fois sur une durée d'exploitation de 20 ans.

En termes de budget, il faut provisionner entre 0,3 €/Wc pour les installations résidentielles et 0,1 €/Wc pour les grandes puissances (grandes toitures, installations au sol...). À titre informatif, un onduleur de 3 kW coûte environ 1500 € TTC fourni-posé.

Certains fabricants d'onduleurs proposent des extensions de garanties avec cotisation annuelle, qui permettent un accès facilité au service après-vente, et une réparation ou un remplacement de l'appareil dans des délais raisonnables. Le montant cumulé de l'extension de garantie doit être mis en regard du coût d'un onduleur neuf et des potentielles pertes d'exploitation dues à l'indisponibilité de l'onduleur pour un exploitant professionnel.

Assurance

En règle générale, la cotisation d'assurance couvre la responsabilité civile (RC) et les dommages aux biens, garanties expliquées dans l'article Assurances de l'exploitant PV .

  • Pour les particuliers, le surcoût annuel de la prise en compte de l'installation photovoltaïque dans la multi-risque habitation peut varier de 0 à 50 euros par an.
  • Pour les professionnels, la cotisation annuelle pour l'assurance RC et l'assurance dommages aux biens est de l'ordre de 0,5 à 0,8% du montant des travaux. Elle peut doubler sur certains types de bâtiment, comme par exemple les ERP (Établissements Recevant du Public). Des cotisations complémentaires, comme par exemple la garantie pertes d'exploitation, peuvent aussi augmenter les charges de fonctionnement.

TURPE

Chaque année, le producteur PV devra s'acquitter du paiement du TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité), à une fréquence annuelle, semestrielle ou mensuelle selon la puissance de son installation.

Le détail des coûts est présenté dans l'article Coûts d'accès au réseau : TURPE à la page "Grilles Tarifaires".

Autres coûts de fonctionnement

Intérêts d’emprunt

Si un prêt a été contracté, alors le producteur devra rembourser chaque année la part du capital ainsi que les intérêts d'emprunt.

Loyer

Lorsque le producteur PV exploite un système installé sur un bâtiment ou un terrain dont il n'est pas propriétaire, il est généralement redevable d'un loyer inscrit dans le contrat de bail :

  • de 1000 à 3000€/ha au sol en fonction de la puissance totale de l'installation, du niveau de difficulté d'équipement du terrain et de ses conditions d'ensoleillement,
  • d'environ 1€/m2/an en toiture, avec un dégressivité en fonction de la puissance.

Agrégation

Les systèmes PV de puissance supérieure à 500 kW lauréats d'un appel d'offres de la CRE vendent leur électricité sur le marché et touchent (ou paient) un complément de rémunération. En règle générale, la vente sur le marché de l'électricité passe par la contractualisation soit directement avec un fournisseur soit avec un agrégateur, dans des conditions fixées conjointement entre les parties (tarif fixe ou variable, durée etc.). L'agrégateur achète cette électricité au producteur PV et la vend à son tour sur les marchés de l'électricité. Pour cela, il est rémunéré par le producteur. Celui-ci doit donc prévoir dans son plan d'affaires les frais liés à la vente sur le marché si P > 500 kW.

Comptabilité-Gestion

Si le porteur de projet est une société, un certain montant sera alloué chaque année pour le traitement des factures, la tenue de la comptabilité et l'établissement des bilans, et la rémunération d'un commissaire aux comptes le cas échéant.

Fiscalité

Le producteur PV est soumis à l'impôt sur les revenus photovoltaïques :

  • impôts sur les revenus,
  • ou impôt sur les sociétés,

ainsi qu'aux taxes locales que sont :

  • la taxe d'aménagement la première année d'exploitation pour les parcs au sol et les ombrières de parking,
  • la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les parcs au sol et les ombrières de parking,
  • la contribution foncière des entreprises (les particuliers en sont exonérés jusqu'à 9 kW),
  • la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises à partir d'un certain seuil de chiffre d'affaires,
  • l'impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) au-delà de 100 kW raccordés sur un même point de livraison.

Les règles applicables pour le calcul de la fiscalité sont présentées dans l'article Fiscalité : impôts et taxes .

Dernière Mise à jour : 11/02/2019
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Economie sur la facture d'électricité

Si vous avez opté pour un branchement en autoconsommation partielle ou totale, tout ou partie de vos revenus sera issue par l'économie financière générée sur la facture électrique.

À titre d'exemple, si votre taux d'autoconsommation annuel est de 30% et que vous avez produit 3000 kWh dans l'année, vous aurez évité de payer la facture correspondante à une consommation électrique d'environ 1000 kWh, soit environ 150 € pour un particulier.

Pour plus d'informations sur l'autoconsommation, vous pouvez vous référer à l'article Autoconsommation partielle ou totale à la page "Modèle économique de l'autoconsommation".

Elaborer son plan d'affaires

Un plan d'affaires est un tableur qui permet de suivre année par année ou mois par mois les flux de trésorerie de la société de projet. Les dépenses, constituées de l'investissement initial et des charges d'exploitation, doivent être couvertes par les recettes avec si possible une marge.

Pour les projets de grande puissance, des exemples de tableurs mis en ligne par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) parmi les documents de candidature aux appels d'offres nationaux sont disponibles en bas de page ou sur l'espace documentaires du site de la CRE.

Pour les projets de taille plus modeste, nous vous invitons à utiliser l'outil "évaluer mon devis", qui vous permettra de comparer la valeur économique d'une installation PV en vente totale, en vente en surplus ou en autoconsommation totale, à partir de l'adresse du système et du montant du devis.

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Dernière Mise à jour : 11/02/2019

Choisir son modèle économique

Coûts d'investissement

Le montant de l’investissement de tout projet photovoltaïque comprend une part de coûts invariable que sont le matériel et son installation ainsi que les frais de raccordement au réseau.

Des coûts additionnels peuvent venir grever le budget d’investissement dans des proportions variables selon la typologie et la puissance de l’installation, le degré d’ingénierie nécessaire, les travaux complémentaires à entreprendre, le mode de financement du projet etc.

En règle générale, on comparera les devis ou les propositions des entreprises sur la base du coût en €/Wc, qui sera d’autant plus faible que la puissance de l’installation sera importante.

Matériel et pose

Le devis d’un installateur comprend nécessairement les postes suivants :

  • Système de montage
  • Modules PV
  • Onduleurs et protection de découplage (généralement intégrée à l’onduleur)
  • Liaisons électriques DC et AC (câbles, chemins de câbles, boîtiers de raccordement, sectionneurs)
  • Dispositifs de protection (mise à la terre, parafoudres, disjoncteurs et différentiel)
  • Frais de chantier : pose et moyens de levage, mise en sécurité du chantier et nettoyage

Le prix du matériel dépend principalement de la taille du système PV et de sa typologie.

Pour les petites puissances, les démarches d’autorisation d’urbanisme et de raccordement sont généralement comprises dans le montant du devis de l’installateur. Un guide d’aide à la sélection de l’installateur téléchargeable en bas de page vous aidera à comparer les offres qui vous sont faites.

Pour les installations de grande puissance, il faudra ajouter le coût du transformateur pour le raccordement sur le réseau HTA si la puissance dépasse 250 kVA, ainsi que celui de la construction d’un local technique pour les onduleurs et les transformateurs. Pour les parcs photovoltaïques au sol, il faudra en outre inclure les coûts de génie civil pour les voiries à l’intérieur du parc, la clôture et le portail, la vidéo-surveillance et la citerne incendie.

Pour comparer les prix proposés pour une installation photovoltaïque, il vaut mieux raisonner en puissance crête des panneaux et non en surface car les recettes seront directement proportionnelles à la puissance (en 2019, compter environ 160 Wc/m2 de panneaux pour du matériel standard).

Les tableaux ci-après donnent des ordres de grandeur des prix en €/Wc HT, qui peuvent être rencontrés dans diverses configurations (pris matériel et pose constatés en 2018).

 

En toiture  
< 3 kWc 2,5 à 2,2 € TTC/Wc
3 à 9 kWc 2,2 à 1,8 € HT/Wc
9 à 36 kW 1,8 à 1,2 € HT/Wc
36 à 100 kW 1,2 à 1 € HT/Wc
100 à 500 kW 1 à 0,9 € HT/Wc
> 500 kW < 0,85 € HT/Wc

Pour les installations sur bâtiment, ni les travaux d'amélioration ou de réfection du bâtiment dont dépend le système photovoltaïque (ex. travaux de réfection d'étanchéité, renforcement de la charpente, dépose et évacuation d’une cheminée ou de la toiture existante, mise aux normes du désenfumage etc.) ni les procédés de pose particuliers (façade, brise-soleil…) ne sont pas pris en compte dans ce tableau.

De la même façon, des surcoûts peuvent provenir de différentes options technologiques :

  • Modules Bi-verre, haut rendement (de l’ordre de 20%) ou avec un traitement anti-reflet spécifique (pour les abords d’aéroports),
  • Micro-onduleurs ou optimiseurs de puissance,
  • Mise en place d’un datalogger pour la supervision,
  • Box de pilotage et batterie de stockage,
  • Ecran d’affichage de la production en temps réel (dans le hall d’accueil d’une mairie par exemple).
En ombrière de parking  
< 100 kW 1,2 à 1,4 € HT/Wc
100 à 500 kW 1,2 à 1,05 € HT/Wc € HT/Wc
> 500 kW 1,05 à 0,95 € HT/Wc
Au sol  
1 à 10 MW 0,9 à 1 € HT/Wc
> 10 MW 0,8 à 0,9 € HT/Wc

Dans cette configuration également, des surcoûts peuvent provenir de différentes options technologiques :

  • Modules haut rendement (de l’ordre de 20%) ou avec un traitement anti-reflet spécifique (pour les abords d’aéroports),
  • Trackers, systèmes agrivoltaïques…

Ou encore de particularités du site :

  • Défrichement et préparation du terrain,
  • Lestage des structures plutôt qu’ancrage en raison d’un sous-sol sensible (nappe phréatique, ancienne centre d’enfouissement des déchets…),
  • Traitement paysager de la clôture…

 

 

 

Les travaux de raccordement au réseau

Le producteur doit supporter les frais de branchement au réseau de son installation photovoltaïque (pose de compteur, disjoncteur, coupe-circuit, câble, etc.), ainsi que les éventuels travaux d'extension du réseau nécessaires pour permettre l'évacuation de sa production.

  • Le périmètre de facturation est défini dans les textes réglementaires et précisé dans le barème de raccordement, disponible sur le site internet d’Enedis. Il inclut systématiquement le coût du branchement, qui dépend de la puissance demandée, auquel peuvent s’ajouter des coûts d’extension ou de renforcement, en fonction de la capacité technique du réseau électrique à accueillir la production.
  • La réfaction, un dispositif de prise en charge producteur partielle des coûts de raccordement producteur, est en vigueur depuis la publication de l'arrêté dit de réfaction, applicable aux projets dont la convention de raccordement a été signée à compter du 4 décembre 2017. Le "taux de réfaction" est fixé de la manière suivante jusqu'à 1 MW : pour un taux de réfaction à 40%, le producteur devra payer 60% du coût.
  • La quote-part est une contribution supplémentaire, due à partir de 100 kVA au titre du « Schéma Régional de Raccordement des Energies Renouvelables » ou S3REnR, visant à financer de manière mutualisée réaliser les travaux sur les postes sources nécessaires à l’accueil de la production électrique renouvelable.

Le détail de ces coûts est précisé dans l’article « Coûts de raccordement au réseau  » aux pages suivantes : « Barème » pour le périmètre de facturation et les coûts associés, « Cadre général » pour le taux de réfaction et « S3REnR » pour le montant de la quote-part.

Pensez au simulateur "Tester mon raccordement en ligne"

Par ailleurs, ENEDIS met à disposition de ses clients un outil de simulation en ligne qui leur permet de "tester leur raccordement" sur le réseau Basse Tension (BT) en leur indiquant s'il s'agit en première approche :

  • d'un raccordement simple impliquant seulement un branchement (voyant vert),
  • d'un raccordement nécessitant un prolongement de réseau (voyant jaune),
  • ou des travaux plus importants qui seront déterminés à l'issue d'une étude complémentaire (voyant orange).

Pour l'utiliser, il est nécessaire d'aller sur son espace client, dans l'onglet "Raccordement" puis "Simulation" (liens en bas de page).

Un coût de raccordement supérieur à 0,4 €/W remet fortement en cause la faisabilité économique d’un projet. Il est possible de diminuer la puissance d’injection soit en diminuant la puissance crête du projet, soit en diminuant la puissance des onduleurs de manière statique ou dynamique, soit en auto-consommant une partie du pic de production. La limitation de l’injection ne doit toutefois être envisagée qu’en raison de contraintes techniques et/ou financières liées au raccordement et à l’accès au réseau.

Ingénierie et autres frais de développement

Etudes techniques préalables

Différentes études peuvent être nécessaires avant de valider la réalisation :

  • Une étude de faisabilité effectuée par un bureau d'études permet d'apporter l'ensemble des éléments techniques et financiers au maître d'ouvrage concerné par le projet photovoltaïque : définir précisément la puissance installée et estimer la production attendue en tenant compte des contraintes environnementales et urbanistiques du site (ombrages...), évaluer le coût des contraintes éventuelles (raccordement au réseau, intégration architecturale, reprise de charpente, accès difficile…) dues à la situation du site. Elle peut aller de 1000 à 2500 € environ.
  • Un diagnostic ou une étude structure pourra être demandée par le contrôleur technique ou l’assureur pour s’assurer de la résistance mécanique de la charpente vis-à-vis du poids du système photovoltaïque (compter environ 20 kg/m2). Le budget à prévoir est de 1000 à 5000 €, selon la nécessité ou non d’effectuer des relevés sur place.
  • Une éventuelle pré-étude de raccordement coût ?
  • Une étude de sol sera nécessaire pour le dimensionnement des ancrages d’une ombrière ou d’un parc au sol,
  • Une étude d’impact environnemental pour les parcs au sol et au cas par cas pour les serres et ombrières, pour un montant de l’ordre de 25 000 à 40 000 €,
  • Des études diverses en fonction du site pour les parcs au sol : étude hydrogéologique, étude d’écoulement des eaux, relevé de géomètre …

Pour les systèmes de grande puissance, il faut ajouter à ces études les coûts associés à la constitution des dossiers administratifs que sont le permis de construire et la candidature à un appel d’offres de la CRE.

 

Conseil juridique

De même, le montage d’un projet de grande envergure peut nécessiter une prestation de conseil juridique pour :

  • La création d’une société de projet (statuts, pacte d'actionnaires...),
  • La rédaction d’un bail de mise à disposition du foncier,
  • ...

 

Suivi de chantier

Enfin, il faut prévoir dans les frais de chantier :

  • Une prestation de maîtrise d'oeuvre pour la phase de conception et la coordination des entreprises, de l’ordre de 3 à 6% des travaux,
  • Une mission de coordination de la sécurité et de la protection de la santé (SPS) dès l'intervnetion simultanée de deux entreprises ou plus sur un même site,
  • Une mission de contrôle technique, en particulier si le bâtiment est soumis à une obligation (ERP, code du travail…) ou si elle est requise par l'assureur, de l’ordre de 2000 à 5000 €,
  • Un suivi du chantier par un écologue si des mesures de préservation de la faune et de la flore doivent être observées,

Assurances

L'assurance Tous Risques Chantier prémunit contre les désordres qui pourraient survenir pendant toute la durée du chantier. Elle est de l'ordre de 0,5 à 1% du montant des travaux.

Pour les installations sur bâtiment, un maître d’ouvrage public, ou un maître d’ouvrage prudent, contractera également une assurance dommage-ouvrage, miroir de la décennale, de l’ordre de 1 à 3 % du montant des travaux.

 

Coût de l'emprunt

 Le coût de l'emprunt est variable selon les offres proposées par les organismes financiers. En effet, le taux d'intérêt représentant le coût réel d'un crédit à la consommation (taux effectif global ou TEG) peut aller de 4% à 7% environ, alors que le taux d’intérêt d’une banque classique sera compris entre 1,5 et 3%.

Il ne faut pas oublier le surcoût que peuvent en outre représenter les éventuelles assurances souscrites et les différés de paiements (paiement de la première mensualité ou annuité plusieurs mois après avoir souscrit le crédit, en général après la première facturation d’électricité).

Coûts de fonctionnement

Maintenance/Entretien

Un entretien annuel n'est pas nécessaire pour les installations de faible puissance. Il est toutefois fortement conseillé de suivre sa production mensuellement pour s'assurer de son bon fonctionnement. Voir à ce sujet notre article sur le suivi de production . Le passage d'un professionnel tous les cinq ans permet toutefois d'améliorer la longévité du système, qui pourra aller au-delà des 20 années du contrat d'achat. Certains installateurs proposent ainsi des contrats ou des interventions de maintenance pour quelques centaines d'euros.

Pour les installations plus importantes, la fréquence et le contenu des interventions d'entretien et de maintenance sont décrites dans l'article  Maintenance du système . En outre, la mise en place d'un système de supervision ou de monitoring permet de détecter les pannes et de déclencher des opérations de maintenance curative grâce au suivi de la production en temps réel. Pour une installation de puissance moyenne (entre 36 et 500 kW), le budget annuel à prévoir est entre 5 et 8 €/kW. Pour les grands parcs au sol, cela se situe entre 3 et 5 €/kW.

Enfin, des visites réalisées par des bureaux de contrôle peuvent être obligatoires selon les bâtiments :

  • Visite réglementaire "Code du travail" liée aux installations électriques si le système photovoltaïque est installé sur un Établissement Recevant des Travailleurs (ERT),
  • Visite incendie de type "Q18" exigée par l’assureur.

Il faut compter entre 250 et 500 € par visite.

Onduleur

Le remplacement de l'onduleur est à prévoir tous les 10 ans environ, soit une fois sur une durée d'exploitation de 20 ans.

En termes de budget, il faut provisionner entre 0,3 €/Wc pour les installations résidentielles et 0,1 €/Wc pour les grandes puissances (grandes toitures, installations au sol...). À titre informatif, un onduleur de 3 kW coûte environ 1500 € TTC fourni-posé.

Certains fabricants d'onduleurs proposent des extensions de garanties avec cotisation annuelle, qui permettent un accès facilité au service après-vente, et une réparation ou un remplacement de l'appareil dans des délais raisonnables. Le montant cumulé de l'extension de garantie doit être mis en regard du coût d'un onduleur neuf et des potentielles pertes d'exploitation dues à l'indisponibilité de l'onduleur pour un exploitant professionnel.

Assurance

En règle générale, la cotisation d'assurance couvre la responsabilité civile (RC) et les dommages aux biens, garanties expliquées dans l'article Assurances de l'exploitant PV .

  • Pour les particuliers, le surcoût annuel de la prise en compte de l'installation photovoltaïque dans la multi-risque habitation peut varier de 0 à 50 euros par an.
  • Pour les professionnels, la cotisation annuelle pour l'assurance RC et l'assurance dommages aux biens est de l'ordre de 0,5 à 0,8% du montant des travaux. Elle peut doubler sur certains types de bâtiment, comme par exemple les ERP (Établissements Recevant du Public). Des cotisations complémentaires, comme par exemple la garantie pertes d'exploitation, peuvent aussi augmenter les charges de fonctionnement.

TURPE

Chaque année, le producteur PV devra s'acquitter du paiement du TURPE (Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Electricité), à une fréquence annuelle, semestrielle ou mensuelle selon la puissance de son installation.

Le détail des coûts est présenté dans l'article Coûts d'accès au réseau : TURPE à la page "Grilles Tarifaires".

Autres coûts de fonctionnement

Intérêts d’emprunt

Si un prêt a été contracté, alors le producteur devra rembourser chaque année la part du capital ainsi que les intérêts d'emprunt.

Loyer

Lorsque le producteur PV exploite un système installé sur un bâtiment ou un terrain dont il n'est pas propriétaire, il est généralement redevable d'un loyer inscrit dans le contrat de bail :

  • de 1000 à 3000€/ha au sol en fonction de la puissance totale de l'installation, du niveau de difficulté d'équipement du terrain et de ses conditions d'ensoleillement,
  • d'environ 1€/m2/an en toiture, avec un dégressivité en fonction de la puissance.

Agrégation

Les systèmes PV de puissance supérieure à 500 kW lauréats d'un appel d'offres de la CRE vendent leur électricité sur le marché et touchent (ou paient) un complément de rémunération. En règle générale, la vente sur le marché de l'électricité passe par la contractualisation soit directement avec un fournisseur soit avec un agrégateur, dans des conditions fixées conjointement entre les parties (tarif fixe ou variable, durée etc.). L'agrégateur achète cette électricité au producteur PV et la vend à son tour sur les marchés de l'électricité. Pour cela, il est rémunéré par le producteur. Celui-ci doit donc prévoir dans son plan d'affaires les frais liés à la vente sur le marché si P > 500 kW.

Comptabilité-Gestion

Si le porteur de projet est une société, un certain montant sera alloué chaque année pour le traitement des factures, la tenue de la comptabilité et l'établissement des bilans, et la rémunération d'un commissaire aux comptes le cas échéant.

Fiscalité

Le producteur PV est soumis à l'impôt sur les revenus photovoltaïques :

  • impôts sur les revenus,
  • ou impôt sur les sociétés,

ainsi qu'aux taxes locales que sont :

  • la taxe d'aménagement la première année d'exploitation pour les parcs au sol et les ombrières de parking,
  • la taxe foncière sur les propriétés bâties pour les parcs au sol et les ombrières de parking,
  • la contribution foncière des entreprises (les particuliers en sont exonérés jusqu'à 9 kW),
  • la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises à partir d'un certain seuil de chiffre d'affaires,
  • l'impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux (IFER) au-delà de 100 kW raccordés sur un même point de livraison.

Les règles applicables pour le calcul de la fiscalité sont présentées dans l'article Fiscalité : impôts et taxes .

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Recettes issues de la vente d'électricité

Vente de l'électricité produite

Les sources de revenus de l'exploitant PV sont généralement restreintes au tarif d'achat, mais tendent à se diversifier avec l'ouverture à la vente sur le marché :

  • tarif d'achat pour les système de puissance inférieure à 500 kW,
  • vente directe sur le marché de l'électricité pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (tarif variable en fonction des jours et des heures de l'année, ou tarif fixe négocié avec son fournisseur/son agrégateur),
  • complément de rémunération pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (vient compléter les revenus de la vente sur le marché pour que le tarif moyen perçu par le producteur soit égal au tarif de référence demandé lors de sa candidature),
  • vente sur le marché de capacité pour les systèmes de puissance supérieure à 500 kW (les capacités valorisables sont toutefois faibles en solaire, étant donné que la production est tributaire des heures solaires).

Les recettes seront directement proportionnelles au nombre de kWh injectés sur le réseau électrique et comptabilisées par le compteur électrique. Vous trouverez plus d'informations sur la facturation dans l'article Vente de l'électricité .

Economie sur la facture d'électricité

Si vous avez opté pour un branchement en autoconsommation partielle ou totale, tout ou partie de vos revenus sera issue par l'économie financière générée sur la facture électrique.

À titre d'exemple, si votre taux d'autoconsommation annuel est de 30% et que vous avez produit 3000 kWh dans l'année, vous aurez évité de payer la facture correspondante à une consommation électrique d'environ 1000 kWh, soit environ 150 € pour un particulier.

Pour plus d'informations sur l'autoconsommation, vous pouvez vous référer à l'article Autoconsommation partielle ou totale à la page "Modèle économique de l'autoconsommation".

Elaborer son plan d'affaires

Un plan d'affaires est un tableur qui permet de suivre année par année ou mois par mois les flux de trésorerie de la société de projet. Les dépenses, constituées de l'investissement initial et des charges d'exploitation, doivent être couvertes par les recettes avec si possible une marge.

Pour les projets de grande puissance, des exemples de tableurs mis en ligne par la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) parmi les documents de candidature aux appels d'offres nationaux sont disponibles en bas de page ou sur l'espace documentaires du site de la CRE.

Pour les projets de taille plus modeste, nous vous invitons à utiliser l'outil "évaluer mon devis", qui vous permettra de comparer la valeur économique d'une installation PV en vente totale, en vente en surplus ou en autoconsommation totale, à partir de l'adresse du système et du montant du devis.

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Dernière Mise à jour : 11/02/2019

Publications

Guide d'aide à la sélection de l'installateur et à l'exploitation de l'installation photovoltaïque (PDF - 1,0 Mio) télécharger
Modèle de plan d'affaires en tarif d'achat - CRE 2017 (PDF - 44,0 Kio) télécharger
Modèle de plan d'affaires en complément de rémunération - CRE 2017 (PDF - 43,4 Kio) télécharger

A voir également

Chapitre | Tarifs d'achat et autoconsommation
Coûts de raccordement au réseau
Chapitre | Tarifs d'achat et autoconsommation
Coûts d'accès au réseau : TURPE
Chapitre | Tarifs d'achat et autoconsommation
Fiscalité : impôts et taxes
Chapitre | Exploiter une installation
Vente de l'électricité